Parabole des dix jeunes filles
Matthieu 251-13 : « Le royaume des cieux sera alors comme ces dix jeunes filles qui ont pris leurs lampes pour sortir à la rencontre du marié. Cinq d’entre elles sont insouciantes, mais les cinq autres sont prévoyantes. Les insouciantes n’ont pas pris d’huile pour leurs lampes. Les prévoyantes, elles, ont mis de l’huile dans des vases, et les ont pris avec leurs lampes. Le marié tarde à venir, et les dix jeunes filles ont sommeil. Elles s’endorment.
« À minuit, un cri retentit : “Voilà le marié ! Venez à sa rencontre !” Les dix jeunes filles s’éveillent alors. Elles allument leurs lampes. Les insouciantes disent aux prévoyantes : “Donnez-nous un peu de votre huile ; nos lampes sont en train de s’éteindre !” Mais ces dernières répondent : “Il n’y en aura pas assez pour nous et pour vous. Allez plutôt vous en acheter chez le marchand d’huile.” Mais pendant qu’elles sont parties pour acheter de l’huile, le marié arrive. Les jeunes filles qui sont prêtes entrent avec lui dans la salle de mariage. Et on ferme la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent. “Maître, Maître ! Ouvre-nous la porte !” Mais il répond : “Je vous le dis, vraiment, je ne vous connais pas.” »
Jésus ajoute :
    « Faites donc attention, parce que vous ne connaissez ni le jour ni l’heure. »
​​Cette parabole semble décrire clairement la même réalité que celles du repas de noces , de la mauvaise herbe et du filet . Le royaume de Dieu laisse évoquer à la fois du bien et du mal (ou, dans ce cas, de la sagesse et de la folie) jusqu’à la fin des temps, quand Dieu triera le tout.
 
Selon la coutume de l’époque, les noces commencent à l’arrivée du marié. Comme nous le voyons dans d’autres paraboles) dont celle des talents et celle des vignerons meurtriers ), le vrai drame a lieu pendant l’attente du personnage qui représente Dieu (cette fois, l’attente est longue).
 
Les jeunes filles prévoyantes ont apporté de l’huile supplémentaire pour leurs lampes. Les insouciantes ne l’ont pas fait. Mais même elles espèrent avoir accès à la fête nuptiale (une bénédiction ultime dans Apocalypse 19.9 ) - la seule chose qui les distingue de leurs amies déjà entrées à la fête est une petite course à la boutique d’huile. Notez que les insouciantes avaient assez d’huile jusqu’à l’annonce de l’arrivée du marié. Jusqu’à ce moment-là, rien ne les distinguait des jeunes filles prévoyantes.
 
Mais comme dans La parabole du repas de noces (et dans cette mise en garde de Jésus ), il y a ceux qui s’attendent à être invités à la fête du Royaume, et ceux qu’on ne laissera pas entrer.  C’est cette mauvaise surprise qui nous incite à « travailler à notre salut ». Dans cette parabole, les insouciantes crient : « Seigneur, Seigneur ! » faisant écho aux mots de Jésus dans son sermon bien connu : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur !” qui entreront dans le royaume des cieux. Ce sont seulement ceux qui font ce que mon Père des cieux leur demande de faire (Matthieu 7.21 – voir aussi cet enseignement ). »
 
Comme nous le lisons dans la Lettre aux Romains : « Ne suivez pas les coutumes de ce monde ici-bas. Mais laissez Dieu complètement votre intelligence. Alors vous pourrez savoir ce que Dieu veut : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.  (12:2). »