Un chef de la synagogue, Jaïre
Qu’un « chef de la synagogue » vienne solliciter Jésus est remarquable. Jésus n’est pas particulièrement amical envers les autorités religieuses. Il les critique souvent (voir cette parabole - et la réaction des autorités - ou celle-ci , par exemple). Mais Jaïre est désespéré - sa fille malade va mourir. Il vient chercher Jésus et le supplie d’intervenir.

C’est dans le contexte de cette demande, et la précipitation qui en résulte vers la maison de Jaïre, que cette rencontre avec la pauvre femme malade a lieu. Ceci est important pour deux raisons. Tout d’abord, Jésus s’arrête et prend le temps (précieux) de quelqu’un d’important – religieux, masculin et riche – pour servir une personne sans importance – malade, féminine et pauvre. Mais plus encore, la pause de Jésus pour s’occuper de la femme malade souligne à tout le monde qu’une personne « impure » vient de le toucher. Le chef de la synagogue sait bien que, selon la loi, un toucher « impur » rend Jésus « impur » lui aussi. Et un « chef de la synagogue » ne peut pas permettre à une personne « impure » d’entrer dans sa maison !

Mais l’entrée de Jésus dans la maison de Jaïre montre que ce dernier a accepté que Jésus ne soit pas un homme ordinaire. La tradition religieuse ne s’applique pas à Jésus !

Marc 5.21 : Jésus retourne en barque de l’autre côté du lac. Une grande foule s’est réunie autour de lui. Jésus est au bord de l’eau. C’est alors que Jaïre, un des chefs de la synagogue, arrive. Quand il voit Jésus, il tombe à ses pieds. Il se met à le supplier : « Ma petite fille va mourir. S’il te plaît, viens et pose la main sur elle pour qu’elle guérisse et pour qu’elle vive ! »
Les versets 24 à 34 décrivent une autre rencontre texte entier en référence
Marc 5.35-43 : Jésus est encore en train de parler quand des gens de la maison de Jaïre, le chef de la synagogue, arrivent. Ils disent à Jaïre :
« Ta fille est morte. Alors, ce n’est plus la peine de déranger le Maître. » Mais Jésus entend ce qu’on dit au chef de la synagogue. Il lui dit : « Ne crains rien. Crois seulement. » Jésus ne laisse personne le suivre, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques. Quand ils arrivent à la maison du chef de la synagogue, Jésus voit des gens agités qui pleurent et qui se lamentent à grands cris. Il entre et il leur dit :    « Pourquoi tout ce bruit et toutes ces lamentations ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. » Ces gens se moquent de lui. Mais quand Jésus les a fait sortir, il prend le père et la mère de l’enfant et les disciples qui l’accompagnent. Ils entrent là où se trouve l’enfant. Jésus la prend par la main et il lui dit : « Talitha koum ! (ce qui signifie “Petite fille, je te dis de te lever !”). » La fillette se leva aussitôt et elle se met à marcher (elle a douze ans). En voyant cela, tous sont remplis d’étonnement. Jésus leur ordonne de ne rien dire à personne. Puis il leur dit de donner à manger à l’enfant.
Le contact de Jésus avec ce qui est « impur » a entraîné sa purification – sans souiller Jésus. En acceptant cela, Jaïre peut faire l’expérience d’une autre vérité : le contact de Jésus avec les morts (également considéré comme une cause de souillure dans la loi) peut apporter la vie .