« Ce n’est peut-être pas étonnant que les femmes aient été les premières près du berceau et les dernières à la croix. Elles n'avaient jamais connu un homme comme cet homme [Jésus] – il n'y en a jamais eu d’autres. Un prophète et un enseignant qui ne les a jamais harcelées, jamais flattées, cajolées ou traitées avec condescendance ; qui n'a jamais fait de blagues à leur sujet ni ne les a jamais traitées comme “Les femmes, que Dieu nous aide !” ou “Les dames, que Dieu les bénisse !”; qui réprimandait sans querelle et louait sans condescendance ; qui prenait leurs questions et leurs arguments au sérieux ; qui ne les a jamais enfermées dans une catégorie, ne les a jamais exhortées à être féminines, ni ne s’est moqué d’elles parce qu’elles étaient des femmes ; qui n'avait pas de dent contre elles ni de dignité masculine inquiète à défendre ; qui les a prises comme il les a trouvées et qui ne faisait aucun cas de lui-même. Il n'y a pas d'acte, pas de sermon, pas de parabole dans tout l'Évangile qui emprunte son piquant à la perversité féminine ; personne ne peut déduire à partir des paroles et des actes de Jésus qu'il y a quelque chose de “drôle” à propos de la nature de la femme. »
                       - Dorothy Sayers