La femme de Samarie
Jésus s’approche de cette femme et lui dit : « Voulez-vous me donner à boire ? » C’est énorme. À cette époque, bien des hommes ne s’adresseraient jamais à une femme. Il y avait aussi ceux qui ne parleraient jamais à un samaritain. Par ces six mots, Jésus rompt les deux préjugés et tourne les roues de l’histoire vers les droits civils et les droits des femmes. Pour apprécier à quel point cela a été révolutionnaire, observez la réaction de la femme :

« Comment ? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis samaritaine ? »
Mais il y a plus : alors que la conversation se poursuit (Jean4.16-17), nous découvrons que la femme vit avec un homme qui n’est pas son mari. Cela signifie que Jésus ne parle pas seulement à un samaritain – une femme samaritaine – mais aussi à une femme samaritaine adultère. Pourtant, en étant disposé à recevoir une boisson d’elle, Jésus indique qu’il la considère comme "propre".

D’une part, Jésus s’humilie pour demander de l’aide à cette femme. D’autre part, il offre son eau de la vie. C’est la même eau de la vie qu’il nous offre à la fin des temps.
Jean 4.3-15 : Jésus quitte le pays de Judée, et il retourne en Galilée. Pour y aller, il faut qu’il traverse le pays de Samarie. C’est ainsi qu’il arrive à Sychar, en Samarie. Cette ville se trouve près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Il y a là un puits – le puits de Jacob. Comme Jésus est fatigué du voyage, il s’assied près du puits. Il est environ midi. Une femme samaritaine vient pour puiser de l’eau. Jésus lui demande : « Donne-moi à boire. » (Les disciples de Jésus étaient allés à la ville pour y acheter de la nourriture). La Samaritaine répond alors à Jésus : « Comment ? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis samaritaine ? (En effet, les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains.) »  Jésus lui répond : « Si tu connaissais le don de Dieu, et si tu savais qui est celui qui te demande : “Donne-moi à boire !” C’est toi qui lui demanderais à boire, et il te donnerait de l’eau vive. » La femme lui dit : « Maître, tu n’as rien pour puiser de l’eau, et le puits est profond. Alors, comment pourrais-tu avoir de l’eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits ? Lui-même y a bu, ainsi que ses fils et son bétail. » Jésus lui répond : « Tous ceux qui boivent de cette eau auront encore soif. Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. L’eau que je lui donnerai jaillira en lui comme l’eau d’une fontaine, comme une source de vie éternelle. » La femme lui dit : « Maître, donne-moi de cette eau. Ainsi, je n’aurai plus jamais soif, et je n’aurai plus besoin devenir puiser de l’eau.
Et celui qui était assis sur le trône dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris ; car ces paroles sont certaines et véritables. Et il me dit : C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils (Apocalypse 21.5-7). »