Les vignerons meurtriers
Matthieu 21.33-43 : « Écoutez une autre parabole : Un propriétaire plante une vigne. Il l’entoure d’un mur, il creuse un trou pour le pressoir à raisin et il construit une tour de garde. Puis il loue la vigne à des vignerons avant de partir en voyage. À la saison des vendanges, il envoie ses serviteurs aux vignerons pour leur demander son raisin. Mais les vignerons s’emparent de ses serviteurs. Ils battent l’un d’eux. Ils en assassinent un autre. Ils tuent le troisième à coups de pierres. Le propriétaire leur envoie alors d’autres serviteurs, plus nombreux que la première fois. Mais les vignerons les traitent de la même manière. Enfin, il leur envoie son fils, en se disant : “Ils auront du respect pour mon fils.” Mais quand les vignerons voient le fils, ils se disent : “Voici celui qui va hériter de la vigne. Venez, tuons-le. Ainsi, la vigne sera à nous !” Ils s’emparent donc du fils. Ils le jettent hors de la vigne et ils le tuent. Eh bien ! quand le propriétaire de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Ils répondent : « Il fera mourir sans pitié ces meurtriers. Puis il louera la vigne à d’autres gens qui lui donneront sa part de la récolte à la saison des vendanges. » Jésus leur dit : « Est-ce que vous n’avez jamais lu dans les Écritures : “La pierre que les maçons ont rejetée, c’est elle qui est devenue la pierre principale. C’est le Se​igneur qui a fait cela. Quelle merveille pour nos yeux !” C’est pourquoi je vous déclare qu’on vous enlèvera le royaume de Dieu. On le donnera à un peuple qui produira les fruits du royaume. (Voir aussi Marc 12.1-12 ; Luc 20.9-19.)
Pour comprendre en quoi cette parabole nous touche, relevons deux thèmes qui apparaissent régulièrement dans l’enseignement de Jésus. Le premier, implique la fructification et la récolte et trouve sa racine dans Ésaïe 5 . À trois reprises, Jésus nous dit dans les évangiles que « tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera abattu et jeté dans le feu. » Bien sûr, les locataires qui gardent pour eux les fruits sont comme un arbre (ou un vignoble) qui n’en produit pas. (Voir aussi cette autre parabole et celle-là ). Alors, quel genre de fruit Dieu attend-il de nous ? Dans Galates 5.22-23, nous trouvons la réponse : « Mais le fruit que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi ».
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Deuxièmement, nous devons aussi comprendre que nous ne pouvons pas choisir qui sont les représentants de Dieu (c’est-à-dire les serviteurs qu’il envoie) ; Dieu le fait ! (Voir aussi cette parabole et cet enseignement .) Nous pouvons même ne pas les aimer ! Ce n’est pas grave. Si nous ne les aimons pas, ce n’est pas le problème de Dieu, c’est le nôtre !
 
En fait, nous devons comprendre que tous les gens que nous rencontrons, tout au long de notre vie, sont là parce que Dieu s’attend à ce que nous lui livrions (à travers eux) une récolte d’amour, de joie, de paix, de bonté, de bienveillance, de fidélité, de douceur et de maîtrise de soi.
 
Quand quelqu’un vous rudoie ? Ne serait-ce pas Dieu qui vous envoie un serviteur pour une récolte de maîtrise de soi ? Quand on vous accuse de quelque chose que quelqu’un d’autre a fait ? Quand quelqu’un vous rudoie ? Ne serait-ce pas Dieu qui vous envoie un serviteur pour une récolte de paix ?
Quand vous arrivez à la maison et trouvez un grand désordre dans la cuisine ? La patience. Quand votre voisin ne nettoie pas le gâchis que son chien a laissé sur votre pelouse ? La gentillesse. Et Jésus précise que notre place dans le Royaume de Dieu dépend de ces livraisons de bons fruits à ceux qu’il place devant nous.
Si vous êtes chrétien, vous pouvez ne pas être d’accord avec ce qui précède, parce qu’on vous a dit (et c’est vrai) que votre salut dépend uniquement de la façon dont vous répondez à Jésus. Mais remarquez le lien que Jésus établit entre le refus des vignerons de livrer la récolte et la manière dont ces gens traitent le fils unique du maître… !​​