Une femme aux pertes de sang
La femme de cette histoire est visiblement en mauvaise forme, ayant souffert d’une maladie inconfortable pendant douze ans. Elle a dû entendre ce que Jésus pouvait faire, et elle est curieuse de savoir si cela est vrai.
Quelques connaissances du contexte biblique nous aident à comprendre cette rencontre. La loi de Moïse, donnée au bénéfice de la communauté dans son ensemble, n’était pas toujours compatissante pour les individus marginaux. L’état de cette femme la rendait « impure », la gardant hors de la société (voir Lévitique 15.25).
Le fait que la foule autour de Jésus soit dirigée par un « chef de la synagogue » et ses proches est également important : pour accéder à Jésus, cette femme ne peut éviter de toucher les gens (les rendant « impurs »). Des personnes religieuses respectables prennent ce genre de choses très au sérieux.
Mais la femme malade est désespérée : elle est prête à risquer la colère de la communauté pour avoir une chance de toucher Jésus. De toute évidence, elle cherche à le faire d’une manière aussi cachée que possible. Mais Jésus la démasque : il est conscient de son toucher, et demande qui l’a touché.
Marc 5.21-34 : Jésus retourne en barque de l’autre côté du lac. Une grande foule s’est réunie autour de lui. Jésus est au bord de l’eau. C’est alors que Jaïre, un des chefs de la synagogue, arrive. Quand il voit Jésus, il tombe à ses pieds. Il se met à le supplier : « Ma petite fille va mourir. S’il te plaît, viens et pose la main sur elle pour qu’elle guérisse et pour qu’elle vive ! » Jésus part avec lui.
Une grande foule le suit en le bousculant. Il y a là une femme qui a de pertes de sang depuis douze ans. De nombreux médecins l’ont fait beaucoup souffrir et elle a dépensé tout son argent. Cependant, elle n’est pas guérie. Au contraire, sa maladie est devenue plus grave. Quand elle entend parler de Jésus, elle entre dans la foule et elle touche son habit par-derrière. Elle se dit que si elle parvient à toucher les vêtements de Jésus, elle sera guérie. Aussitôt, sa perte de sang s’arrête, et elle sent dans son corps que sa maladie est guérie.
Immédiatement, Jésus se rend compte qu’une force est sortie de lui. Il se tourne vers la foule et il demande : « Qui a touché mon habit ? » Ses disciples lui disent : « Tu vois que la foule te bouscule, et tu demandes qui t’a touché ? » Mais Jésus continue de regarder pour voir qui l’a touché. C’est alors que la femme, qui sait ce qui lui est arrivé, vient en tremblant de peur. Elle tombe aux pieds de Jésus et elle lui avoue la vérité. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a guérie. Va en paix, tu es guérie de la maladie dont tu souffrais. »
(dans le contexte de cette rencontre)
La femme est alors horrifiée d’avoir été découverte, mais Jésus la réconforte rapidement, ne voulant que son bien-être, sa paix et sa liberté. Au lieu de souiller Jésus en le touchant (selon la perception commune), elle est guérie à son contact.